Origines et principes de l’équitation western

L’équitation western nous vient de la culture ibérique importée en Amérique au XVIème siècle par les conquistadors. A l’époque de la Conquête de l’Ouest, les chevaux étaient principalement utilisées pour le travail du bétail.

C’est pourquoi le dressage d’un cheval en équitation western est très différent d’un cheval “habituel”. Il faut en effet, dans l’idéal, qu’il réponde simplement grâce au poids du corps du cavalier et au poids des rênes puisque le cavalier ne les tient que d’une seule main. Petit à petit, cette façon de monter est devenue un loisir mais aussi une école à part entière, qui se développe de plus en plus en Europe.

Les grands principes de l’équitation western ont été développés par les cowboys qui devaient voyager durant de longues semaines afin de mener les bêtes dans les pâturages ou en ville pour les vendre. C’est pour cela que leur tenue doit être confortable, de même que le harnachement du cheval. Le travail du cheval est basé sur la simplicité et la relaxation. Trois grands principes sont mis en avant : demande, cession et relaxation. On est bien loin du rodéo !

Au fil des siècles, trois races de chevaux se sont développées pour ce type d’équitation : le Quarter Horse, le Paint Horse et l’Appaloosa. Leur sélection est rigoureuse puisqu’ils doivent être résistants et durs à la tâche, et avoir un caractère docile.

appaloosa

Appaloosa

Paint Horse

Paint Horse Palomino

Quarter Horse

Paint Horse Pie

Les allures et figures particulières de la monte western

L’équitation western demande au cheval des allures particulières :

  • Le pas : à la différence de l’équitation classique, le pas en western est commandé par des rênes longues et une simple pression du mollet lorsque le cheval est à l’arrêt ;
  • Le jog : il s’agit d’un petit trot qui ne fatigue pas le cheval. Le cavalier doit être profondément assis dans la selle et avoir ses mollets en contact avec le cheval ;
  • Le trot : il suffit d’activer le jog de départ, permettant ainsi au cheval d’avancer plus rapidement sans trop se fatiguer. Le cavalier doit s’appuyer sur les étriers pour éviter de peser sur le dos de sa monture, ou en trot enlevé (le pommeau de la selle permettant de rester en équilibre) ;
  • Le lope : il s’agit d’un petit galop lent, confortable et sécurisant pour un cavalier débutant. Il est beaucoup moins fatiguant que le galop normal. Son passage se fait de la même manière que le galop habituel.

Vous avez tous sûrement déjà vu un film western. Vous avez alors été intrigué par certaines figures. En voici les détails :

  • Le roll back : c’est un demi-tour à 180° sur les hanches du cheval effectué à n’importe quelle allure. Après ce demi-tour, le cheval doit immédiatement se porter en avant ;
  • Le sliding stop : c’est le fameux arrêt glissé, plutôt brusque que l’on voit dans les films ! Il s’effectue lors d’un galop rapide (rundown). Le cavalier s’assoit fortement dans sa selle, les épaules en arrière, le dos voûté et crie « Woah ! » en fermant légèrement les doigts sur les rênes. L’apprentissage de cette figure est long et complexe, et seules certaines races en sont capables. Le Quarter Horse est sans doute la meilleure pour l’effectuer !
  • Le spin : il s’agit d’effectuer un cercle, à l’arrêt, voir même plusieurs cercles ! C’est en quelque sorte une pirouette prolongée ! On apprend cette figure aux chevaux dès le débourrage, et là encore toutes les races n’en ont pas les capacités car il faut avoir beaucoup de force dans l’arrière-main : Quarter, Paint, Appaloosa et Arabe sont les meilleures races pour cette figure.
roll back western

Roll Back

sliding stop western

Sliding stop

spin western

Spin

Les différentes disciplines

Comme pour l’équitation classique, nous retrouvons en western différentes disciplines, jeux et concours :

  • Le western pleasure : c’est une épreuve permettant de juger le calme du cheval pour le travail du bétail. On demande aux cavaliers de travailler le pas, le jog et le lope de manière la plus parfaite possible. On s’assure que les allures sont rasantes, que le cheval est calme et qu’il répond aux aides du cavalier. A la fin de l’épreuve, les cavaliers doivent reculer. La particularité de ce concours est que tous les cavaliers se présentent en même temps dans la carrière ;
  • Le western horsemanship : c’est une épreuve de dressage permettant de juger les compétences des cavaliers. Il y a deux temps dans ce concours. Dans un premier lieu, chaque cavalier doit effectuer un parcours avec des difficultés en 30 secondes. Dépasser ce temps entraîne des points de pénalité. Dans un second temps, les finalistes se présentent tous en même temps dans la carrière et travaillent leur monture au pas, au job et au lope ;
  • Le western riding : il regroupe un certain nombre d’épreuves, comportant un parcours étudié visant à évaluer les capacités du cheval, et notamment son écoute. Le parcours s’achève par un arrêt depuis le galop et un reculé sur ligne droite ;
  • Le trail : l’épreuve reconstitue les différentes tâches qui sont exécutées par un cheval et son cavalier lors du travail du bétail : ouverture et fermeture de barrière, passage de troncs d’arbres, endroits difficiles à passer, etc. Les juges observent le calme du cheval fasse à ses obstacles, sa bonne volonté et sa confiance envers son cavalier.
  • Le reining : Le couple cavalier-cheval doit exécuter l’un des 10 parcours proposés par l’American Quarter Horse Association. Lors de cette épreuve, il doit enchaîner diverses figures et allures. Le cavalier est jugé sur sa capacité à contrôler entièrement le cheval, et ce dernier sur sa vitesse et son obéissance.
  • Les jeux de vitesse : il existe plusieurs épreuves permettant de juger la vitesse du cheval, et notamment des Quarter Horse qui sont les plus rapides sur le quart de mile. On trouve notamment le barrel ricing (parvenir à franchir le plus rapidement possible un triangle de 3 tonneaux), le pole bending (un slalom de 7 poteaux espacés de 7m environ à effectuer le rapidement possible, sans les faire tomber) et le team penning (3 cavaliers doivent séparer 3 veaux du troupeau et les amener dans un enclos en moins de 90 secondes) ;
  • Les classes working : ce sont des épreuves visant à tester le sens du bétail, la capacité du cheval et du cavalier à travailler en équipe sur des bêtes. On trouve : le cow horse working (le cheval doit démontrer qu’il est capable d’accomplir son travail auprès du bétail), le fence work (le cheval doit contrôler les mouvements d’une vache dans une carrière sur un parcours particulier), le cutting (le cavalier choisit une vache parmi un troupeau et doit l’amener au centre de la carrière) et les hordeholders (des cavaliers doivent maintenir le troupeau dans un coin de la carrière pendant le passage de leurs concurrents).
barrel ricing western

Barrel ricing

cow horse working western

Cow horse working

trail western

Trail

Pour conclure

L’équitation western est un sport et surtout une manière bien particulière de monter qui exige un couple cavalier-cheval soudé. Le cavalier doit avoir une grande maîtrise de son cheval, et ce avec seulement une main, tandis que le cheval doit être résistant, docile et avoir une confiance aveugle envers son partenaire. Des écoles d’équitation western fleurissent petit à petit en Europe, et on retrouve bon nombre d’épreuves et de jeux qui sont liés à ses origines : le travail du bétail.

Je suis une jeune cavalière, passionnée du cheval depuis mon plus jeune âge. J'ai rejoint l'équipe de My Horse Family afin d'aider à la démocratisation du monde équin grâce à ma formation en communication numérique.

Catégories : Disciplines

Megane

Je suis une jeune cavalière, passionnée du cheval depuis mon plus jeune âge. J'ai rejoint l'équipe de My Horse Family afin d'aider à la démocratisation du monde équin grâce à ma formation en communication numérique.

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